Assassin’s Creed Bloodlines est l’un des épisodes secondaires les plus directement liés au jeu fondateur de 2007. Sorti sur PSP en 2009, il reprend Altaïr Ibn-La’Ahad peu après sa confrontation avec Robert de Sablé et déplace sa chasse aux Templiers vers l’île de Chypre.
Ce dossier du Pilier 6 — Jeux & Épisodes analyse Bloodlines comme une aventure portable complète : continuité avec le premier jeu, Chypre, relation avec Maria Thorpe, structure des villes, parkour, combat et compromis techniques de la PSP. Pour replacer l’épisode dans toute la franchise, revenez au hub Jeux Assassin’s Creed.
Bloodlines en bref
L’histoire se déroule après les événements d’Assassin’s Creed de 2007. Altaïr poursuit les derniers réseaux templiers liés à la Terre Sainte et atteint Chypre, où l’ordre conserve encore une influence importante.
Le jeu est donc moins une histoire parallèle qu’un véritable prolongement de la trajectoire d’Altaïr. Il montre une étape intermédiaire entre le jeune Maître Assassin de 1191 et le réformateur dont l’héritage sera pleinement développé dans Revelations.
Altaïr après Assassin’s Creed 2007
Bloodlines est intéressant parce qu’il reprend un protagoniste déjà transformé par les événements du premier jeu. Altaïr n’est plus exactement l’Assassin arrogant du début de 1191 : il agit avec davantage de recul et cherche à comprendre les conséquences du conflit.
Pour suivre l’ensemble de son parcours, consultez notre dossier Altaïr Ibn-La’Ahad : histoire et héritage.
Pourquoi Chypre ?
L’île offre un terrain logique pour poursuivre la présence templière en Méditerranée orientale. Le jeu explore plusieurs zones urbaines et fortifiées dans lesquelles Altaïr doit identifier les responsables locaux, perturber leurs opérations et remonter leur chaîne de commandement.
Cette structure rappelle volontairement le premier Assassin’s Creed : investigation, cible, élimination et progression vers une figure templière plus importante.
Maria Thorpe : une relation importante pour Altaïr
Maria Thorpe, ancienne Templier déjà croisée dans le premier jeu, prend une place bien plus importante dans Bloodlines. Sa présence permet d’explorer la relation d’Altaïr avec une personne issue du camp adverse et d’ajouter une dimension plus personnelle à sa chasse.
Cette relation devient importante pour la continuité ultérieure du personnage. Bloodlines constitue donc l’un des rares épisodes portables dont certains éléments ont un poids direct sur la biographie d’un héros majeur.
Adapter le monde ouvert à la PSP
Le défi technique était considérable : conserver une expérience Assassin’s Creed en 3D complète sur une console portable beaucoup moins puissante que les machines de salon de 2007. Bloodlines réduit donc la taille des zones, le nombre de civils et la densité des systèmes.
Le résultat est plus compact, mais conserve les fondamentaux : rues à parcourir, bâtiments à escalader, points élevés, objectifs d’assassinat et combats au corps à corps.
Parkour : une version condensée
Altaïr peut grimper, sauter et circuler sur les toits, mais les environnements sont moins complexes et moins peuplés que Damas ou Jérusalem. La sensation de liberté existe, tout en étant plus encadrée par les limites de la plateforme.
Ce contraste est intéressant dans l’histoire du parkour dans Assassin’s Creed : Bloodlines montre ce que la formule conserve lorsqu’elle doit fonctionner avec beaucoup moins de ressources techniques.
Combat et lame secrète
Le combat reprend les grandes bases du premier jeu : attaques, contres, armes de mêlée et lame secrète. Les affrontements sont plus simples, mais Altaïr garde une identité immédiatement reconnaissable.
La lame secrète reste surtout l’outil emblématique de l’assassinat ciblé. Pour son évolution complète, consultez Lame secrète dans Assassin’s Creed.
Une furtivité moins sociale
La réduction du nombre de civils et de la densité urbaine limite naturellement certaines possibilités de furtivité sociale du jeu de 2007. Bloodlines s’appuie davantage sur la position, les toits, les angles morts et la rapidité d’exécution.
Cette évolution n’est pas forcément un choix philosophique : elle vient en grande partie des contraintes de la PSP. Mais elle modifie réellement la sensation de l’infiltration.
Armand Bouchart et la présence templière
La campagne conduit Altaïr à affronter une hiérarchie templière active à Chypre. La figure d’Armand Bouchart donne à l’épisode une cible centrale et maintient la continuité idéologique avec le premier jeu.
Bloodlines reste ainsi très proche de la guerre Assassins–Templiers classique, contrairement à d’autres spin-offs qui se concentrent davantage sur un genre ou une expérimentation de gameplay.
Le lien avec Revelations
Jouer à Bloodlines avant Revelations n’est pas obligatoire, mais cela enrichit la lecture d’Altaïr. Les épisodes ultérieurs évoquent une vie qui dépasse largement 1191, et Bloodlines matérialise l’une de ces étapes.
Pour la conclusion de la première grande ère, consultez Assassin’s Creed Revelations : Constantinople, Ezio et Altaïr.
Pourquoi Bloodlines mérite un dossier séparé
Il répond à une question très précise : que devient Altaïr immédiatement après le premier Assassin’s Creed ? Son intérêt est donc narratif autant que technique.
Il permet aussi de documenter une branche importante de l’histoire de la franchise : l’époque où Ubisoft cherchait à transposer ses grands jeux sur consoles portables sans abandonner la 3D et le parkour.
Ce qui a vieilli
La faible densité des villes, les animations plus simples, la caméra et la répétition de certains combats rappellent clairement les contraintes d’un jeu PSP. Comparé aux productions principales, le monde paraît beaucoup plus vide.
Mais replacé dans son contexte, Bloodlines reste une adaptation ambitieuse et un morceau utile de la trajectoire d’Altaïr.
Faut-il jouer à Bloodlines aujourd’hui ?
Il intéressera surtout les joueurs qui veulent suivre Altaïr au-delà du premier jeu ou explorer l’histoire des épisodes portables. Pour découvrir la saga, le jeu de 2007 reste naturellement prioritaire.
Questions fréquentes
Bloodlines se déroule-t-il après Assassin’s Creed 2007 ?
Oui. Il poursuit directement la trajectoire d’Altaïr après les événements du premier épisode.
Où se déroule Bloodlines ?
Principalement sur l’île de Chypre, où Altaïr poursuit des réseaux templiers.
Bloodlines est-il un jeu 2D ?
Non. C’est un Assassin’s Creed en 3D conçu pour PSP, avec parkour, combat et zones urbaines compactes.
À retenir : Bloodlines est surtout le chaînon portable entre l’Altaïr de 1191 et l’héritage plus large que la saga lui donnera ensuite.




